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Développement professionnel

DPC : comment choisir son parcours cette année

Les critères pour sélectionner un parcours DPC utile à sa pratique, sans se laisser guider par la seule obligation.

Par Édouard Morin ·

DPC : comment choisir son parcours cette année

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Choisir son parcours DPC cette année consiste d’abord à partir de sa pratique réelle, puis à retenir des actions qui répondent à un besoin concret de compétences, de qualité ou de sécurité des soins. Ne choisissez pas uniquement un thème disponible ou un format commode. Identifiez ce qui évolue dans votre activité, ce qui vous met parfois en difficulté et ce qui mérite d’être approfondi. Vérifiez ensuite que l’action envisagée correspond bien à votre profession, à votre mode d’exercice et aux règles applicables à votre situation.

Pour choisir votre parcours DPC, faites correspondre chaque action à un besoin précis de votre exercice. Appuyez-vous sur les recommandations de votre Conseil national professionnel quand elles existent, privilégiez un parcours progressif et conservez les éléments permettant d’en assurer la traçabilité.

DPC : comment choisir son parcours cette année sans partir d’un catalogue

Le DPC concerne les professionnels de santé, quel que soit leur mode d’exercice. Son objectif est d’entretenir et d’actualiser les compétences dans une logique d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Cela ne signifie pas que tous les professionnels doivent suivre les mêmes sujets ni adopter le même rythme.

Un catalogue peut donner des idées, mais il ne remplace pas une réflexion sur votre exercice. Un infirmier salarié, un médecin exerçant en cabinet, un professionnel intervenant en établissement ou dans une structure médico-sociale ne rencontrent pas nécessairement les mêmes situations. Le bon choix est celui qui apporte une réponse exploitable à votre activité, plutôt qu’un sujet simplement intéressant sur le papier.

Avant de comparer les actions, notez trois éléments : les évolutions observées dans votre pratique, les situations qui vous demandent davantage de maîtrise et les objectifs que vous souhaitez atteindre dans les prochains mois. Cette préparation évite de s’inscrire dans l’urgence à une formation déconnectée de ses priorités.

Faire le point sur son exercice et ses besoins professionnels

Commencez par regarder votre quotidien avec précision. Certaines questions aident à faire émerger un besoin de formation : une recommandation a changé, une situation clinique revient souvent, un protocole doit être mieux maîtrisé, une coordination est devenue plus complexe ou une difficulté collective mérite d’être analysée. L’enjeu n’est pas de transformer chaque problème en formation, mais de repérer les besoins qui ont un effet concret sur la pratique.

Vous pouvez aussi reprendre les actions déjà réalisées. Cette relecture permet de repérer les thèmes déjà couverts et ceux qui restent absents de votre parcours. Elle aide surtout à éviter l’accumulation de formations très proches les unes des autres, sans véritable progression.

  • Quels sujets ont le plus d’incidence dans votre exercice actuel ?
  • Quelle compétence souhaitez-vous consolider ou actualiser ?
  • Quel changement d’organisation, de public accueilli ou de pratiques de soins appelle une adaptation ?
  • Quelle action sera réellement mobilisable après la formation ?

Un besoin bien formulé tient généralement en une phrase simple. Par exemple : mieux sécuriser une étape de prise en charge, actualiser ses connaissances sur un thème fréquent, ou participer plus efficacement à une démarche d’amélioration des pratiques. Cette phrase servira de repère pour écarter les propositions trop éloignées de votre objectif.

Choisir une action cohérente avec le parcours DPC de votre profession

Les Conseils nationaux professionnels ont un rôle important dans la définition des parcours adaptés aux professions et aux spécialités. Lorsque votre profession ou votre spécialité propose des recommandations, elles constituent un point de départ utile. Elles permettent de replacer une action isolée dans une trajectoire professionnelle plus cohérente.

Le parcours ne se réduit pas à une liste de thèmes. Il doit pouvoir s’inscrire dans la durée et avoir du sens au regard de votre exercice. Une formation sur un sujet clinique peut ainsi être complétée, selon vos besoins, par une démarche d’évaluation des pratiques ou par une action centrée sur une organisation de soins. L’intérêt est de construire une progression plutôt que de juxtaposer des attestations.

Si vous exercez dans un cadre collectif, échangez avec vos collègues ou votre responsable formation. Un besoin partagé peut justifier une action commune, notamment lorsqu’il concerne des pratiques d’équipe, la coordination ou la qualité du parcours des patients. Votre besoin individuel reste central, mais le contexte de travail apporte souvent des informations utiles pour décider.

Comparer les formats de formation DPC selon votre disponibilité

Le format ne doit pas être le premier critère, mais il compte pour aller au bout de votre démarche. Une action intéressante, impossible à suivre dans de bonnes conditions, risque de ne pas produire l’effet attendu. Vérifiez la durée, les modalités pédagogiques, les prérequis, les temps de travail demandés et la place laissée aux échanges sur les situations professionnelles.

Point à examiner Ce qu’il faut rechercher
Objectif annoncé Un objectif directement lié à un besoin identifié dans votre exercice.
Public concerné Une action conçue pour votre profession, votre spécialité ou votre contexte de travail.
Modalités Un format compatible avec votre organisation et propice à une participation réelle.
Contenu Des apports actualisés et des situations proches de votre pratique.
Suites possibles Des pistes pour mettre en application, évaluer ou prolonger les acquis.

La formation à distance peut être adaptée si elle facilite votre participation et prévoit un accompagnement pédagogique suffisant. Un format en présence peut être préférable lorsqu’un travail collectif, des mises en situation ou des échanges approfondis sont nécessaires. Il n’existe pas de modalité supérieure dans tous les cas : le bon format est celui qui sert l’objectif professionnel fixé au départ.

Vérifier les informations avant de vous inscrire à une action DPC

Avant toute inscription, lisez attentivement la présentation de l’action. Assurez-vous de son adéquation avec votre profession et votre situation. Regardez le programme, les compétences visées, les méthodes utilisées, les conditions de participation et les documents qui seront remis à l’issue de l’action.

Ne confondez pas non plus l’intérêt d’une formation et sa prise en compte dans votre parcours. Selon les professions et les dispositifs concernés, les règles peuvent varier. En cas de doute, consultez les informations institutionnelles applicables, votre employeur lorsqu’il est concerné, ou les interlocuteurs compétents de votre profession. Une vérification en amont est plus simple qu’une régularisation tardive.

Gardez les preuves de vos démarches et des actions réalisées. Le dispositif prévoit une logique de traçabilité du parcours. Conserver vos attestations, les éléments de participation et les informations utiles sur l’action vous aidera à suivre votre progression et à justifier votre démarche si nécessaire.

Organiser un parcours DPC utile sur l’ensemble de la période

Un parcours efficace ne se construit pas en une seule fois. Il est préférable de répartir ses actions et de les relier à des objectifs qui évoluent avec l’exercice professionnel. Une première action peut répondre à une priorité immédiate, puis ouvrir sur un approfondissement ou une évaluation des pratiques. Cette continuité rend le parcours plus lisible pour vous comme pour les personnes qui vous accompagnent.

Planifiez un point de suivi après chaque action. Demandez-vous ce que vous avez retenu, ce que vous avez pu adapter dans votre pratique et ce qui reste à travailler. Ce bilan bref transforme la formation en outil de progression. Il peut aussi faire apparaître qu’un autre besoin est désormais plus important que celui envisagé initialement.

Enfin, gardez une marge de souplesse. Votre activité peut changer, un nouveau besoin peut apparaître ou une recommandation professionnelle peut évoluer. Un parcours solide n’est pas figé : il reste cohérent tout en pouvant être ajusté avec discernement.

Comment repérer le thème DPC le plus utile à ma pratique ?

Partez des situations fréquentes, des évolutions de votre exercice et des compétences que vous souhaitez renforcer. Le thème pertinent doit pouvoir se relier clairement à un besoin professionnel identifié.

Faut-il suivre les recommandations de son Conseil national professionnel ?

Ces recommandations constituent un repère utile pour construire un parcours adapté à une profession ou une spécialité. Elles peuvent vous aider à donner une cohérence d’ensemble à vos choix, tout en tenant compte de votre exercice concret.

Peut-on choisir une action DPC à distance ?

Oui, si ce format correspond à votre disponibilité et aux objectifs de l’action. Vérifiez le programme, les modalités d’accompagnement et les conditions de participation avant de vous inscrire.

Quels documents conserver après une action DPC ?

Conservez notamment les attestations et les éléments utiles à la traçabilité de votre parcours. Ils vous permettent de suivre les actions réalisées et de justifier votre démarche lorsque cela est nécessaire.

L’auteur

Édouard Morin

Consultant en développement professionnel

Je publie ici mes essais et mes comparatifs. Mon domaine : DPC et parcours de certification.

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